Agrandir un rucher se fait de deux façons : acheter des essaims sur cadres, ou diviser ses propres colonies fortes. La première coûte de l'argent, la seconde coûte du miel et comporte un risque d'échec. Indiquez le nombre de colonies que vous voulez obtenir, le prix d'un essaim, le coût d'une reine, la récolte perdue sur chaque souche divisée et vos taux de réussite : le comparateur calcule le coût total et le coût par colonie établie pour chaque méthode, puis désigne la moins coûteuse.
Le comparateur ramène les deux options à un même objectif : un nombre donné de colonies réellement établies, c'est-à-dire avec une reine en ponte et capables de passer l'hiver. Comme une partie des essaims achetés et des divisions échouent, chaque tentative ratée renchérit celles qui réussissent : le coût d'une colonie établie est donc le coût d'une tentative divisé par le taux de réussite. Pour l'achat, la tentative coûte le prix d'un essaim. Pour la division, elle coûte le prix de la reine introduite plus la valeur du miel que la souche divisée ne produira pas cette saison, en supposant une division par souche. Le coût total de chaque méthode est ce coût unitaire multiplié par le nombre de colonies souhaité, et l'outil affiche en complément le nombre d'essaims à acheter ou de divisions à réaliser, arrondi au supérieur pour couvrir les pertes attendues. Quand les deux coûts totaux se tiennent à moins de cinq pour cent, l'outil ne tranche pas.
Le matériel nécessaire, ruchette ou ruche, cadres et cire, est à peu près le même dans les deux cas et n'est donc pas compté, même si un essaim acheté arrive en général avec ses cadres bâtis. Le temps passé à préparer les divisions, à contrôler les reines et à visiter les jeunes colonies n'est pas valorisé, alors qu'il est nettement plus important que celui d'une simple installation d'essaim acheté. À l'inverse, la division présente des avantages que l'outil ne chiffre pas : elle limite le risque sanitaire lié à l'introduction d'abeilles extérieures, elle permet de sélectionner ses meilleures souches et, sur la partie qui doit élever sa reine, la rupture de ponte freine le développement du varroa. Le choix des souches à diviser gagne à s'appuyer sur l'historique de chaque ruche : douceur, productivité, hivernage et absence d'essaimage. Les taux de réussite proposés sont des ordres de grandeur, très dépendants de la saison, de la méthode de division et de la présence ou non d'une reine fécondée.
Essaim acheté ou division, chaque nouvelle colonie gagne à être notée dès son installation dans le registre de rucher, avec son origine, sa date d'installation et l'état de sa reine : c'est aussi ce que demande en général le registre d'élevage, à vérifier selon votre situation.
RucherKit enregistre l'origine, la reine et l'historique de chaque colonie, essaim acheté ou division, dès son installation.
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